Pierre André OLIVE , Analyste M&A

“ La qualité numéro un est d’après moi et de loin la ténacité ”

Avis déposé le 14/08/2013

Note globale : ★★★★

Intérêt du métier ★★★★★

Diversité des missions ★★★★★

Perspectives d’évolution ★★★★★

Responsabilités ★★★★★

Equilibre vie pro / privée ★★★★

Ma carrière :Ma carrière est très récente puisque j’ai effectué un premier stage en marché au sein du Crédit Agricole CIB à Paris. J’ai l’année suivante réalisé un « Summer Internship » de 3 mois chez HSBC à Londres, avant d’enchaîner immédiatement sur un autre stage de 3 mois chez JP Morgan à Londres en M&A. Dans la foulée de ces deux stages j’ai eu deux propositions d’embauche, et  j’ai finalement accepté un poste d’analyste au sein de l'équipe Telecom, Media & Technology chez JP Morgan.

Ma formation :J’ai une formation de base bac scientifique, suivi de deux ans de classes préparatoires économiques et commerciales, et un cursus Grande Ecole à l’EM Lyon.

Mon métier :Le département M&A agit en tant qu’intermédiaire dans les opérations de fusions acquisitions, nous sommes donc principalement chargés de mettre en relation acheteurs et vendeurs (actuels ou parfois seulement potentiels), et d’avoir une relation de conseil vis-à-vis de notre client, que ce soit s’il s’agit d’une vente ou d’une acquisition. Chez JP Morgan nous sommes répartis dans des équipes par secteurs d’activité (Energy, Telecom, Industrie…) qui peuvent également initier les opérations d'introduction en bourse, d’augmentation de capital ou de levée de dette sur le marché.

Attraits du métier :Ils ont été pour moi très divers mais j’en citerais trois majeurs :

- C’est un métier vraiment complet, qui englobe à la fois des compétences techniques de modélisation financière, et une forte composante commerciale à travers à la recherche de cibles potentielles et le contact client (même si dans les plus grosses banques, les juniors ont un contact client très limité les premières années).

- Contrairement aux activités de marché, c’est aussi un métier très concret. On assiste et conseille les entreprises dans leur développement long terme,  elles lèvent des capitaux, grossissent, créent des emplois ou parfois rachètent d’autres entreprises mais on a en permanence le sentiment de participer à l’économie réelle.

- Enfin le dernier point est le cas de beaucoup de métiers en banque : tout va très vite, il y a peu de tergiversations, si quelque chose doit être fait toutes les ressources seront mises en place pour atteindre l’objectif et toujours avec un niveau d’exigence et de qualité extrêmement élevé. C’est donc un cadre très stimulant et peu bureaucratique malgré une réelle hiérarchie.

Points négatifs :Le seul point qui peut poser des difficultés est l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, qui n’est pas simple. Dans le meilleur des cas les journées de travail se terminent aux alentours de minuit, et vous pouvez vous préparer à passer un week-end sur deux à travailler sur vos dossiers. D’ailleurs il est courant qu’une opération urgente nécessite de passer une nuit entière (ou plusieurs !) au bureau, et il peut même arriver qu’on vous rappelle dès le deuxième jour de vos vacances, pour vous demander de prendre le premier vol de retour. C’est un métier imprévisible où on ne maîtrise pas les flux de travail : les horaires peuvent varier de 70h à 120h par semaine. C’est donc une activité passionnante mais qui nécessite un fort investissement personnel et beaucoup de flexibilité.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :La qualité numéro un est d’après moi et de loin la ténacité. Vous pouvez travailler comme un acharné pendant des semaines et apprendre qu’un deal ne se fera pas pour x ou y raison. Il faut savoir continuer à faire son travail sans jamais se démotiver. Viennent ensuite d’autres qualités importantes: les capacités techniques et la logique, l’adaptabilité (savoir trouver des solutions rapides à chaque problème), un bon relationnel et une réelle aptitude à travailler en équipe.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Oui bien sûr je les encourage vivement à postuler pour un stage pour se faire leur propre opinion du métier, surtout que c’est un secteur qui a un besoin constant de juniors. Je le conseille d’autant plus que nombre de mes collègues ont aussi très bien revendu leur stage dans d’autres secteurs. C’est un métier très polyvalent qui a le mérite d’ouvrir beaucoup de portes et de passerelles vers la finance d’entreprise en général.