, Actuaire

“ Mon boulot consiste, d'une part, à faire de la recherche qui devra déboucher sur une thèse de doctorat et d'autre part, assister mon superviseur de thèse dans le cadre des cours et les activités dont il est responsable. ”

Avis déposé le 21/11/2012

Note globale : ★★★★

Intérêt du métier ★★★★★

Diversité des missions ★★★★

Perspectives d’évolution ★★★★★

Responsabilités ★★★★

Equilibre vie pro / privée ★★★★★

Ma Carrière :Mon intérêt pour les mathématiques m'a orienté vers une série scientifique au  Lycée, et j’ai ainsi obtenu un bac série C avec mention en 2005.

Pendant que j'étais au Lycée, mon père m'avait fait l'éloge de l'actuariat comme étant un nouveau métier de mathématicien statisticien, qui permettait de gagner de grands salaires et dont le monde avait cruellement besoin compte tenu des perspectives du moment.

Cela, ajouté à mon intérêt à la fois  pour  les  mathématiques  et  les  sciences  économiques  et  financières  m'ont  conduit  à  faire  une double  inscription :  la  première  en  Statistique  à  l'Ecole  Nationale  d'Economie  Appliquée  et  de Management  (ENEAM)  et  la  deuxième  en  Science  Economique  à  la  Faculté  des  Sciences Economiques et de Gestion de l'Université d'Abomey Calavi (FASEG-UAC) au Bénin.

Pendant mon Bachelor, je prenais le temps de me renseigner sur ce que je ferais après d'une part, et d'autre part, comment devenir actuaire si jamais je souhaitais poursuivre une telle carrière.

Au terme de mes bachelors (statistique et économie) en 2008, la crise financière était ma principale motivation  pour le choix de l'actuariat compte tenu du grand besoin de mieux cerner  les  risques financiers.

L'actuariat était important et très demandé et le sera encore plus les années qui allaient suivre.

L'actuariat n'étant pas développée au Bénin, il fallait trouver une formation en actuariat adéquate à l'extérieur  qui  correspondait  le  mieux  à  mon  parcours ;  Le  prestige,  la  qualité  d'enseignement  et l'avantage  économique  et  financière  m'ont  conduit  à  choir  la  Suisse,  notamment  HEC  Lausanne pour poursuivre mes études d'actuariat en 2009.

Durant ce master, j’ai appris comment appliquer les statistiques et les probabilités à la vie de tous les  jours  (assurance,  banque,  finance,  risque,  etc.).  En  Juillet  2011,  J'ai  alors  obtenu  brillamment mon master en science actuarielle.

En Suisse, pour avoir le titre d'actuaire, il faut tout d'abord avoir un master en science actuarielle dans l'une des universités habilitées ; ensuite obtenir deux à trois ans d'expérience professionnelle et faire une demande auprès de l'Association Suisse des Actuaires (ASA).

A coté de ma formation académique, j'ai acquis de l'expérience professionnelle dont le dernier stage de  cinq  mois  que  j'ai  effectué  au  département  Gestion  des  risques  de  La  Mobilière Assurance  et prévoyance.

La Mobilière est un assureur suisse, qui, comme toute compagnie d'assurance, réassure ses  contrats. 

Le  but  de  mon  stage  était  alors  de  mettre  en  place  un  outil  informatique  permettant d'évaluer (trop cher ou acceptable) les primes que propose le réassureur.

Au terme de mon diplôme de master en science actuarielle, je pouvais continuer, soit dans le monde professionnel, soit dans le monde académique. Comme un poste d'Assistant diplômé se libérait dans le département des Sciences actuarielles (DSA) de l'Université de Lausanne, et aussi, les modalités convergeaient  avec  mes  objectifs  personnels,  j'ai  alors  postulé  en  2011  et  depuis  1  an,  je  suis Assistant  Diplômé  au  DSA. 

Mon métier :Mon  boulot  consiste,  d'une  part,  à  faire  de  la  recherche  qui  devra déboucher sur une thèse de doctorat et d'autre part, assister mon superviseur de thèse dans le cadre des cours et les activités dont il est responsable.

L’actuaire  analyse,  gère  et  évalue  les  incidences  financières  des  risques  futurs. 

De  même,  il développe  et  valide  les  modèles  financiers  pour  guider  la  prise  de  décision.  L’actuaire  utilise  les mathématiques,  la  finance,  la  statistique  et  la  théorie  des  risques  afin  de  résoudre  les  problèmes spécifiques :

-des sociétés d'assurances (vie et IARD); 

-des régimes de retraite; 

-des organismes de réglementation; 

-des programmes sociaux; 

-des particuliers ;

-etc.

L’actuaire  travaille  dans  tous  les  organismes où il y a besoin  de  gérer  les  risques  financiers, notamment, les compagnies d’assurance et de réassurance, les sociétés de conseil, les départements gouvernementaux d’assurance, les banques et entreprises d’investissements, les cabinets comptables publics et les collèges et universités.

Quelques exemples de projets actuariels :

-Assurance-vie : Conception et tarification des produits d’assurance-vie

-Property  &  casualty :  estimation  de  la  quantité  d'argent  à  mettre  de  côté  pour  les sinitres qui n'ont pas encore été payés

-Systèmes   de   retraite:   tarification ;   estimation   du   coût   de   l'augmentation   des prestations de retraite 

-Finance  et  investissements:  études  de  diversification  de  portefeuille,  probabilité  de ruine.

Qualités requises pour réussir dans ce métier :-Être à l’aise avec les chiffres, les mathématiques, la finance et l’informatique

 -Être disposé à faire face à des situations de crise

 -Disposé à gérer des projets

 -Savoir communiquer et avoir le sens des affaires

 -L‘esprit de créativité, d’innovation, d’équipe, et aussi, le travail indépendant constituent de très bons atouts pour la profession d’actuaire.

Attrait du métier :-Salaires élevés

 -Coûts des études pas très élevés et aussi, il y a la possibilité d’évoluer en travaillant

 -Les compétences sont facilement transférables d'une entreprise à une autre

 -Possibilité de beaucoup voyager et donc, découvrir le monde

 -Forte  demande  des  actuaires  dans  les  entreprises ;  et  l'actuariat  est  relativement  moins sensible aux cycles économiques

 -Sécurité de l'emploi car la demande est croissante

 -En général, cette profession est hautement classée

Points négatifs :On ne saurait vanter les mérites de l’actuariat sans émettre quelques points négatifs.

Dans la plupart des  cas,  l’actuaire  travaille  pour  un  employeur et  il  est  très  difficile,  voire  impossible  de  devenir riche  en  travaillant  pour  les  autres  et  pas  à  son  propre  compte. 

De  même,  actuariat  rime  avec mathématique,  donc  ne  soyez  pas  surpris  de  vous  voir  entouré  de  « NERD »  à  certaines  de  vos rencontres entre  actuaires.

Pour finir, l’actuariat n’est pas un métier du back office  et ne favorise donc pas le contact.

L’ascension à la profession d’actuaire dépend de votre zone géographique.

-En  France,  le  chemin  royal  est  d’obtenir  le  diplôme  d’Actuaire  dans  l’une  des  écoles reconnues par l’Institut des Actuaires.

-En  Suisse,  il  faut  tout  d’abord  avoir  un  master  en  science  actuarielle  dans  une  des universités habiletés par l’Association Suisse des Actuaires (ASA) et après deux ou trois ans d’expérience professionnelle, postuler auprès de l’ASA.

-Aux USA, en Australie et en Grande Bretagne, il faut passer des examens organisés par les organisations des différents pays.

-Etc.

Conseil à donner aux candidats intéressés par ce type de carrière :Pour  les  candidats  à  la  profession  d’actuaire,  je  dirai  tout  d’abord  de  ne  pas  se  fier  à  ces  idées  préconçues comme quoi, pour être actuaire, il faut être un génie ou un as des mathématiques.

En me basant  sur  mon  expérience  personnelle, il  suffit  d’être  à  l’aise  avec  les  chiffres  et  disposé  d’une logique  mathématique  raisonnable.

Aussi,  il  est  important  que  les  candidats  choisissent  bien  leur université car, comme il a été dit plus haut, l’actuariat s’applique à plusieurs domaine et certaines universités  pourraient  se  focaliser  un  domaine  spécifique. 

Pour  finir,  les  étudiants  en  actuariat devraient penser à comment implémenter chacune des notions actuarielles acquises dans la vie de tous les jours et faire des stages professionnels au cours de leur formation.